La CEA mise sur l’augmentation de la croissance économique prévue pour 2025

- Steffi Ayïzan
- 27 Mar, 2025
La
Commission économique pour l’Afrique (CEA) prévoit un taux de croissance de 3,8
% sur l’économique du continent. Selon la CEA, la croissance de l’Afrique
devrait progressivement se redresser pour atteindre 3,8 % en 2025 et 4,1 % en
2026, pour soutenir une consommation privée accrue et de meilleures
performances commerciales.
Un regain de la croissance
attendu sur le continent devrait être soutenu par une consommation privée
accrue et de meilleures performances commerciales. Cependant, cette reprise demeure
fragile. Bien que la croissance ait rebondi, elle reste faible et insuffisante
pour améliorer le niveau de vie des populations en vue d’atteindre les
Objectifs de développement durable (ODD).
La CEA fait ressortir plus de
nombreuses menaces potentielles qui pèsent sur l’économie du continent. Le
rapport souligne que les risques sont fortement orientés à la baisse, en raison
de tensions économiques mondiales, comme le risque d’intensification d’une
guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, les conflits
transnationaux et régionaux, ainsi que les chocs climatiques plus fréquents et
violents. Il met également l’accent sur la crise de la dette. Bien que le ratio
dette/PIB soit en baisse, la situation reste préoccupante.
La pauvreté est un aspect
abordé par le rapport. Bien que la proportion d’Africains vivant dans l’extrême
pauvreté soit en baisse, le nombre de personnes touchées a augmenté pour
atteindre environ 468 millions, en raison des crises récentes. Il est
nécessaire de renforcer la résilience climatique et d’investir dans le
développement des compétences des jeunes Africains. Ces mesures sont
indispensables pour stimuler la croissance et renforcer la résilience du
continent.
Le rapport évoque les tensions commerciales mondiales ainsi que l’opportunité pour l’Afrique. La CEA estime que le risque d’escalade des guerres commerciales peut offrir au continent la possibilité de se tourner davantage vers le commerce intrarégional et l’autonomie, surtout grâce à la zone de libre-échange continentale (ZLECAf).
Laisser un commentaire
Votre adresse électronique ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués *